Fin de la PASS/LAS

Les changements à la rentrée 2027 pour les études MMOPK (Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapie)

 

Par Philippe Baptiste : Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace

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Date : 17 avril 2026

Auteur : CPS+

LA RÉFORME DE LA PREMIÈRE ANNÉE : VERS UN PARCOURS PLUS LISIBLE

À la suite d’une concertation nationale lancée en octobre 2025, le gouvernement a présenté les grandes orientations d’une évolution de la première année des études de santé, dont la mise en œuvre est prévue à partir de la rentrée 2027.

Ce nouveau modèle a vocation à remplacer le système actuel (PASS/LAS) par un dispositif plus harmonisé à l’échelle nationale, dans la continuité des principes posés en 2019.

⚠️ Certaines modalités restent à ce jour en attente de confirmations officielles et pourront évoluer.

Les filières concernées

Le dispositif devrait permettre l’accès aux cinq filières de santé :

  • Médecine
  • Maïeutique
  • Odontologie
  • Pharmacie
  • Kinésithérapie, désormais pleinement intégrée  « La filière kinésithérapie est dite “pleinement intégrée” car son accès est désormais aligné sur celui des autres études de santé, dans un cadre commun et harmonisé. » Sous réserve des modalités définitives en cours de confirmation.

À retenir

Une réforme visant à rendre le parcours :

  • plus lisible
  • plus cohérent
  • plus équitable

➡️ Tout en maintenant un niveau d’exigence élevé.

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Ce que cela implique

– Les trois blocs sont complémentaires et aucun ne peut être négligé.

➡️ La réussite repose sur :

  • la régularité
  • l’équilibre
  • la performance globale

Lecture stratégique

Le système valorise désormais :

  • les profils complets
  • la constance dans le travail
  • la capacité à performer dans plusieurs domaines

Les modalités de sélection

⚠️ Dans le cadre de la réforme des études de santé annoncée en 2026, ces modalités sont susceptibles d’évoluer en fonction des confirmations officielles.

Deux opportunités de candidature :

– à la fin de la première année, puis en fin de deuxième année de licence

Validation des blocs obligatoires :

– une moyenne minimale de 10/20 est attendue dans les blocs santé et disciplinaire

Une sélection basée sur le parcours global :

– le classement prend en compte l’ensemble des résultats académiques

Des épreuves orales possibles :

– leur organisation peut varier selon les universités

Une possibilité de redoublement :

– autorisée une fois

Des programmes ajustés :

– conçus pour aller à l’essentiel et faciliter l’apprentissage

À retenir

La sélection ne repose plus sur une seule épreuve, mais sur la régularité et la performance dans la durée.

De nouvelles voies d’accès et des profils diversifiés

⚠️ Ces modalités s’inscrivent dans la réforme des études de santé annoncée en 2026 et restent susceptibles d’évoluer.

Ouverture vers des parcours tardifs
L’accès aux études de santé pourrait être facilité pour les étudiants ayant validé une licence complète, afin de permettre des réorientations ou des vocations plus tardives.

Valorisation des parcours paramédicaux
Des passerelles renforcées sont envisagées pour les étudiants issus de formations paramédicales après plusieurs années d’études.

Accès spécifique à la filière pharmacie
Une expérimentation pourrait permettre à certains étudiants de se diriger directement vers la pharmacie, dans un cadre limité et encadré.

À retenir

Le système évolue vers plus d’ouverture tout en maintenant une sélection exigeante.

📅 Calendrier et organisation

⚠️ Ces éléments s’inscrivent dans la réforme des études de santé annoncée en 2026 et restent susceptibles d’évoluer.

Mise en place prévue :
La réforme devrait entrer en vigueur à partir de la rentrée universitaire 2027.

Procédure Parcoursup :
Un vœu principal dédié à la première année des études de santé pourrait être proposé, avec un choix de parcours disciplinaire en sous-vœu.

Vers une harmonisation nationale :
L’objectif est de réduire les différences entre universités pour proposer un cadre plus lisible et cohérent sur l’ensemble du territoire.

Soutien de l’État :
Des moyens spécifiques sont annoncés pour accompagner la transformation pédagogique et adapter les formations.

À retenir

Un système plus structuré et plus homogène, mais toujours exigeant.

Historique des anciennes réformes :

 

La loi de 2019 : PASS et LAS, une nouvelle organisation

La réforme de juillet 2019 a marqué la fin de la PACES et introduit, dès 2020, deux voies d’accès aux études de santé :

  • PASS : une année principalement centrée sur la santé, complétée par une ouverture vers une autre discipline
  • LAS : une licence classique (biologie, droit, STAPS, sciences humaines…) incluant une option santé permettant de candidater aux filières médicales

Les avancées du système

→ Moins de redoublements en première année

→ Des profils plus variés grâce à la diversification des parcours

→ La fin du numerus clausus, avec une volonté d’adapter le nombre d’étudiants aux besoins

Les limites observées

→ Des organisations très différentes selon les universités, créant des écarts entre étudiants

→ Un système jugé complexe et peu lisible pour les lycéens et leurs familles

→ Une pression toujours importante, proche de celle de l’ancien modèle

→ L’absence de redoublement, source de stress et de réorientations contraintes

→ Des épreuves orales inégales selon les établissements, difficiles à organiser et variables dans leur format

À retenir

Une réforme qui a apporté des améliorations, mais qui n’a pas totalement résolu les difficultés du système.

La paces : un concours unique et sélectif

La première année commune aux études de santé (PACES) reposait sur un principe clair : une sélection par un concours unique, particulièrement exigeant.
Le nombre d’étudiants admis était strictement limité par le numerus clausus, qui fixait les places disponibles dans les filières MMOP (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie)

Ses points forts

→ Un système national homogène, identique dans toutes les universités

→ Une sélection rigoureuse assurant un niveau élevé à l’entrée des études de santé

→ Un fonctionnement simple à comprendre pour les lycéens : une seule voie d’accès.                                                        

Ses limites

→ Un taux d’échec important : de nombreux étudiants, pourtant sérieux et investis, ne parvenaient pas à franchir la sélection

→ Peu de perspectives après un échec : absence de valorisation du parcours pour une majorité d’étudiants recalés

→ Une diversité limitée des profils, alors même que les métiers de la santé nécessitent des compétences variées

→ Des inégalités marquées : les étudiants bénéficiant d’un environnement favorable ou d’une préparation spécifique avaient un avantage significatif

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